Le petit caillou dans la chaussure

Blog littéraire d'Alexandra Lahcene

Un vrai coup de cœur pour ce roman et ma première lecture pour cette saison des 68 premières fois.

C’est l’histoire de trois générations, trois points de vue, trois narrations : Immaculata, Blanche et Stokely.

C’est l’histoire d’une relation malhabile entre une mère et sa fille, une parole, un silence, des secrets.

C’est l’histoire d’un exil, de voyages, de retours. Le génocide Rwandais a fait de Blanche une plante exotique. Il y a ceux qui sont restés et ceux qui sont partis.

Blanche va se mettre à

« l’ouvrage de sa mémoire, tisser une virgule entre hier et demain et retrouver le fil de sa vie ». 

C’est l’histoire des répercussions de ces cent jours de génocide dans ce pays où le mot « paix » est synonyme de « vie » : les narrateurs posent un regard sur ce qui a été détruit. Les cœurs, les relations sont en lambeau.

Cette histoire est l’expression de la force de la maternité, de la transmission.

C’est également une belle histoire de résurrection : celle des mots et de la vie. Ainsi, Les jacarandas coupés font des rejets.

J’ai été transportée par la poésie de Neata Umubyeyi Mairesse, par la puissance des formules et des mots qu’elle emploie. C’est sensible. C’est juste très beau.

#les68premièresfois

Flammarion

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