Le petit caillou dans la chaussure

Blog littéraire d'Alexandra Lahcene

La fille qu’on appelle littéralement traduite de l’anglais « call girl ».

On retrouve dans le dernier roman de Tanguy Viel des similitudes avec son  précédent article 353 du code pénal.

Laura Le Corre,  vingt ans, étudiante, fait une déposition, reconstitue des faits : elle relate un engrenage dont elle ne s’est pas échappée.

« Et c’était comme le début d’une partition qu’ils écrivaient ensemble, symphonie d’accroches et d’appuis mutuels, aussi réglée que les paroles d’un livret d’opéra – elle soprano élégiaque, déroulant sa plainte en autant d’actes qu’il en faudrait, lui sombre baryton au service d’une diva, reprenant :

Que vous lui disiez quoi ? »

Cette femme séductrice, provocatrice, à la parole assumée, lucide, libre raconte ses failles, sa vulnérabilité à deux policiers à l’oreille attentive.

Son tyran, n’est autre que le maire de la ville, Quentin Le Bars, quarante-huit ans, aliéné au pouvoir, dominant.

Entre ces deux personnages, il y a Max, chauffeur de Quentin et père de Laura, boxeur mélancolique, fragile, qui comme tout personnage de boxeur, se trouve dans l’absolue nécessité d’une renaissance.

L’auteur nous décrit ainsi autour de ce trio, le processus de consentement (de non consentement), d’emprise (sujet d’actualité) et la tentative d’émancipation.

Même si j’ai préféré article 353 du code pénal, j’avoue avoir passé un bon moment de lecture auprès de ces trois personnages et le sujet, bien que beaucoup traité, est d’une absolue nécessité.

Donc c’est à lire.

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