Le petit caillou dans la chaussure

Blog littéraire d'Alexandra Lahcene

La fille qu’on appelle littéralement traduite de l’anglais « call girl ». On retrouve dans le dernier roman de Tanguy Viel des similitudes avec son  précédent article 353 du code pénal. Laura Le Corre,  vingt ans, étudiante, fait une déposition, reconstitue des faits : elle relate un engrenage dont elle ne s’est pas échappée. « Et c’était comme le …

Lire la suite

Dans ce roman pluriel qui m’a émerveillée il est question tout d’abord d’une histoire d’amour qui découle d’un irrattrapable « je ne t’aime pas». « Comme en musique, elle reprend au début et, à partir de là, le lien se noue. ll lui dit qu’il l’aime parce qu’elle a les yeux ronds, et elle lui répond : « Moi …

Lire la suite

« Elle n’était pas du tout son genre ; il n’avait jamais été le sien. Ils n’avaient rien pour se plaire ; ils se plurent pourtant, s’aimèrent, souffriront de s’être aimés, se désaimèrent, souffriront de s’être désaimés, se retrouvèrent et se quittèrent pour de bon » Le narrateur se voit être interrogé par Le juge de « article 353 du …

Lire la suite

Ce bel été m’a permis de faire connaissance avec Céline Lapertot et ses écrits percutants. J’ai retrouvé dans « les femmes qui dansent sous les bombes » tout ce que j’aime lorsque je lis un bouquin : être percutée par une histoire de femme avec un style et une construction poignants, travaillés, efficaces. « La guerre n’a pas besoin …

Lire la suite

« A quoi bon vouloir être une femme quand on pouvait être un oiseau ? » Aujourd’hui il n’est pas question de rentrée littéraire mais d’un petit bijou que j’ai dévoré sous le soleil de cet été. Ce très beau premier roman, à l’aide d’une construction narrative soignée, aborde la condition des femmes palestiniennes soumises aux traditions séculaires …

Lire la suite

« Change tes larmes en encre. » C’est d’un très grand écrivain dont je vais vous parler aujourd’hui. A travers une écriture intense et grave à la hauteur de son talent, Sorj Chalandon raconte à nouveau l’un de ses traitres, et pas n’importe lequel : son père. On retrouve ainsi le père violent de « Profession du père », mystificateur, …

Lire la suite

Encore une fois nous voici face à un objet littéraire qui met en scène un clan orgueilleux, excentrique, singulier, impertinent, résistant, attaché à ses racines qui luttera pour défendre la mise en péril du château de Montrafet qui s’élève en pays Cathare sur les contreforts des Corbières. Les Testasecca, famille composée de Pierre (le baron …

Lire la suite

« On ne naît pas femme, on le devient », Simone de Beauvoir. Camille Laurens nous propose ici un texte essentiel, à la fois délicat, ironique et intelligent. Elle manipule le verbe avec talent et joue sur la sémantique, la sémiologie et le signifiant pour inviter ses lecteurs à prendre conscience et nous interroger sur ce qu’est « être …

Lire la suite

« Le marais ne les assignait pas à résidence mais il les définissait, et comme tout sol sacré, il gardait jalousement leurs secrets. Nul ne se souciait de les voir occuper ces terres parce que personne d’autre n’en voulait. » Delia owens monte une intrigue bien ficelée autour de personnages méticuleusement travaillés. 1969, le cadavre de Chase …

Lire la suite

Grâce au talent graphique de Camille Benyamina et la mise en mots de Gwénola Morizur sobre, sensible et humaine, j’ai passé un joli moment de lecture. Elles abordent les émotions fluctuantes, inconstantes telles des Montagnes russes, les hauts, les bas qu’un couple ressent face à ce désir d’enfant, cette maternité impossible. Les couleurs oscillent entre …

Lire la suite

Voici le deuxième roman que je lis de Delphine Bertholon (oui je sais il faut que je rattrape mon retard…) et je dois avouer l’avoir trouvé surprenant !! Me voilà plongée dans un thriller qui frôle le fantastique parce qu’il va être question de fantôme et de maison hantée… et là vous me dites : je ne …

Lire la suite

Premier roman métaphorique, allégorique et nostalgique. Hugo Lindenberg se penche avec brio sur l’insularité de l’enfance dans trois parties : Baptiste, les monstres, les mondes engloutis. Le narrateur est  un garçon de dix ans solitaire, dont le silence est son seul héritage. Il passe l’été en Normandie avec sa grand-mère sèche mais aimante et sa tante aliénée …

Lire la suite

« Munyal, mes filles, car la patience est une vertu. Dieu aime les patientes, répète mon père, imperturbable. » Voilà un écrit bouleversant, précieux, fort et très raffiné. Trois femmes, Ramla, Hindou, Safira, endossent le récit dans la partie sahélienne du nord du Cameroun. « Munyal », cadencé, martelé indéfiniment…  « Munyal » mesdames tant que vous respectez strictement vos aînés, …

Lire la suite

Horace : « Pendant que nous parlons, voilà que le temps jaloux a fui : cueillez le jour, sans te fier le moins du monde au lendemain ». C’est avec la nature que Diane Peylin compose pour nous chorégraphier une guérison, une respiration, le commencement d’une communication. On tourne les pages d’un album où sont collées des photos imaginaires, …

Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :